Troubles musculosquelettiques

Pathologies nombreuses

Principalement, nous rencontrons les classiques douleurs dorsales ou cervicales, mais aussi des douleurs lombaires. D'autres pathologies apparaissent, telles que le syndrome du canal carpien, tendinite du poignet, des coudes ou des épaules.

Beaucoup de céphalées ont souvent été attribuées à tort, aux écrans, alors qu'elles découlaient souvent de problèmes cervicaux.


Apparition de fatigues positionnelles

Ces fatigues positionnelles sont d'autant plus accrues lorsque l'usager utilise une tablette de rangement du clavier (ou « tirette ») qui positionne le clavier encore plus bas. Notons que la tablette ne permet pas l'utilisation de la souris simultanément.

On peut aussi, d'autre part, envisager d'améliorer le confort des personnes qui travaillent sur ordinateur par un nouvel aménagement du bureau.


Causes des troubles musculo-squelettiques lors du travail sur un poste informatique

Position assise devant un clavier Comme on le constate sur ce schéma, la position assise devant un clavier impose au buste et principalement à la colonne vertébrale de maintenir les membres supérieurs soulevés en avant.

Nous devons donc lutter contre la pesanteur des membres supérieurs par l'effort de plusieurs groupes musculaires paravertébraux.

Ce sont principalement les muscles postérieurs du tronc, c'est-à-dire les muscles postérieurs de la colonne vertébrale (trapèzes, masse commune vertébrale...) et des omoplates (principalement les adducteurs) qui vont compenser la pesanteur des membres supérieurs. La colonne vertébrale étant la seule structure rigide porteuse, c'est elle seule qui sera obligatoirement le pivot de ce « couple » de forces.

Forces cumulées au
	niveau de la colonne vertébrale Comme le centre de gravité des membres supérieurs se situe antérieurement 10 à 15 fois plus loin de la colonne que les forces musculaires postérieures, cet effort musculaire doit être égal à 10 ou 15 fois le poids des deux membres supérieurs.

Si l'on considère que les deux membres supérieurs pèsent environ 12 à 18 kg on peut dire, sans risque d'erreur, que le fait de les tenir, sur un clavier, impose aux muscles postérieurs de la colonne vertébrale un effort permanent de 150 kg minimum ! (ce qui est énorme !)

Ces forces vont se cumuler au niveau de la colonne vertébrale, particulièrement sur la zone cervico-dorsale, pour créer des contraintes permanentes, ce qui explique les pathologies vertébrales à ce niveau lors du travail sur clavier...

Sur le schéma ci-contre, nous constatons que la force F doit compenser la force gravitaire G.

On peut voir aussi la différence de longueur du point d'application des forces par rapport au pivot (colonne vertébrale), ce qui impose une tension importante des muscles para-vertèbraux, trapèzes et fixateurs des omoplates, rhomboïde, angulaire de l'omoplate.

D'autre part, la force gravitaire (pesanteur G) entraîne les épaules vers le bas et l'extérieur, ce qui demande un effort supplémentaire aux muscles des trapèzes et aux fixateurs de l'omoplate, principalement les muscles ayant leurs insertions vertébrales au niveau de la 4ème vertèbre dorsale et en dessus.

Le cumul des forces gravitaires G et compensatrices F crée une résultante qui va se localiser sur le pivot de ce système, donc sur la colonne vertèbrale.
Ceci se traduit par une force de compression agissant sur la colonne de l'ordre de 200 kg.
Ceci est la cause principale des pathologies articulaires vertébrales.

Considérant tout ceci, on peut affirmer que les pathologies vertébrales lors du travail sur un poste informatique sont dues à la pesanteur des membres supérieurs. L'ergonomie de bureau doit tenir compte de ce concept (ou le bon aménagement d'un bureau).


La solution : VERTEBRAL SOFT®

M. Jean-François Dignat,
	inventeur et utilisateur du VERTEBRAL SOFT Le principe de ce dispositif breveté est de reprendre la force gravitaire des membres supérieurs et des épaules. Il maintient les avant-bras horizontaux et le buste dans l'axe tout en permettant une utilisation normale du clavier et de la souris. C'est un appui sous les coudes, en arrière du bureau et légèrement surélevé.

1) Ce support des avant-bras permet dans un premier temps de ne plus utiliser la force des muscles postérieurs et des omoplates pour maintenir les avants bras au niveau du clavier et/ou de la souris.

2) Dans un deuxième temps, il évite une fatigue musculaire trop importante, due à la pesanteur des membres supérieurs.

Une cyphose dorsale ou toute autre mauvaise attitude compensatrice sont aussi évitées. Le « mal de dos » est ainsi évité !

3) Lors du travail avec la souris, il permet au bras de ne plus subir de contraintes musculaires.
Il permet aussi de maintenir les épaules sur un même niveau et éviter ainsi tout risque de scoliose.

4) Il permet enfin d'éviter l'hyperextension des poignets et donc les syndromes carpiens et les tendinites.